Prise de tête
Pas vraiment la forme en ce moment. Envie de supprimer cette version du blog. Plus envie de raconter ce qui se passe derrière ce que je raconte ailleurs...
Et pourtant il se passe des choses derrière la scène. Dont je ne suis pas forcément ni fier ni honteux... simplement lassé.
Etonnant pour moi, d'ailleurs. La lassitude, en fait, ne vient pas exactement de l'excès, si tant est qu'il y a excès, ni de la concentration de cet excès. La lassitude du mensonge envers soi.
Je me mens à moi-même. Je ne mens pas à mes amants. Je ne mens pas à Alain, mêmesi je ne lui explique pas ce que je fais.
Je me mens parce que je me dis que je ne suis pas accro, que je peux m'en passer, que j'arriverais à me limiter à une relation stable si seulement mon copain était seulement plus <i>sexuel</i>.
En fait, s'il y a un truc dont je ne parle pas, c'est de ma véritable addiction au sexe. J'ai toujours eu ça en moi, malgré les presque deux ans passés sans pratiquer quoi que ce soit.
J'ai découvert la sexualité très jeune, j'imagine, par rapport aux autres, hétéros comme homos. D'abord en piquant des trucs de ci de là, puis en pratiquant avec des "amis"... j'ai vraiment commencé trop vite, trop. Pas forcément tout... je n'ai découvert une partie de la sexualité que plus tard, heureusement.
Mon premier copain et moi même n'étions pas des saints, nous étions ni l'un ni l'autre fidèle, mais nous n'avions pas encore tout découvert, notamment la scène locale. Nous avons, encore une fois heureusement, connu ça petit à petit. Et petit à petit nous avons pris goût à ce qui constituait à la fois une rupture de tabou et une expérience totale de plaisir sans trop de contrainte... et c'est là que ça dérape.
En fait, sans limite, on commenceà exploser dans tous les sens. En prépa, le sexe était peut-êtrele seul moyen de détente qu'on envisageait. On ne sortait pas, ou peu, et on ne pouvait pas vraiment coucher l'un chez l'autre sans risquer d'être découverts, surtout par ma mère qui avait tout découvert au début de notre relation. Alors on avait investi le sauna... et forcément, deux jeunes, même si nous n'étions pas les mieux foutus, nous étions l'attraction. Nos moyens en fait étaient nos seules limites (même avec la réduction moins de 25 ans...)
Après, il y a eu Paris. Mais là, c'est devenu plus sérieux. On aurait pu empirer dans nos comportement, mais au contraire l'éloignement de nos familles nous a rapprochés. On passait la semaine séparés, asexués, et on se retrouvait le week-end dans son appart, sans ses collocs, et on avait l'impression d'être un couple. Nos comportement sexuels étaient alors aussi épanouis que notre amour qui pris réellement consistence peu après la fin des études d'ingé. Une fois revenu de ses classes, Julien décida de prendre un appart sans colocs mais avec moi. J'étais prof, avec un CDD certes, mais assez stable. C'est juste après avoir trouvé l'appart que tout a basculé, alors qu'on avait fêté ses 25 ans et l'appart. Il est mort, et ma vie a été bouleversée par le manque....
30/11/04 - 01:21
Si t'es sex-addict, faut te faire soigner !
mcmambmy