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Je cite : C'est moi qui fait laid
(mis à jour lundi 2 juin 2008 à 19:43)

06/06/2004

06/06/04 - 16:45

Vie sexuelle à Metz

Ca fait une bonne quinzaine d'année que je n'ai plus cherché à me "faire des mecs" à Metz... Il y a quinze ans je découvrais un monde pas terrible, mais qui correspondait à mes attentes. J'étais alors en quête, avec Julien, d'expériences. On en a eue, et heureusement pour nous, Sainte Capote était passée par là... pour que l'autre truc ne passe pas par nous (serais-je encore là, sinon ?).

Aujourd'hui je ne suis pas sûr de retrouver les lieux ou l'attitude générale (mélange de désirs à assouvir et de peur de mourir...), mais à bien chercher, on trouve des lieux sympas.

Non que j'ai voulu libérer une quelconque tension sexuelle : je retourne ce soir chez moi retrouver mon piti mari avec lequel on a fait "ça" vendredi matin :)

Mais je me demande parfois comment on peut avoir, malgré la difficulté intrinsèque à une petite ville (qui se veut grande), autnt de facilité à vivre sa sexaulité au sens le plus tricte et une énorme difficulté à vivre son homosexualité... socialement s'entend.

Je me souviens de deux sauna, le dernier en date existe toujours, c'est là où j'ai attrapé ma première mycose. Beau souvenir, non. C'est aussi là où je me suis rendu compte du melting pot qu'était la "communauté sexuelle gaie locale" - et je précise bien sexuelle. Au sauna, on voyait des beurs, des blacks (mon fantasme de l'époque et vous pouvez trrès bien imaginer pourquoi - et la légende n'est pas tout à fait fausse :p), des juifs, des catho, des protestants. En général, ce qui me marquait toujours c'était que les mecs otaient - symboliquement et physiquement, les différences qui les marquaient (les croix catho et lutéhriennes, les étoiles et les croissants/mains des musulmans)... Et comme la ville était petite,on retrouvait aussi bien des riches que des pas trop pauvres (c'était quand-même 100 balles, 50 pour les moins de 25 ans...). Et je me souviens des mensonges éhontés sur nos âges : bon, on était tous majeurs (cartes d'identité à l'appuis) mais au delà...

Et puis, bon, il n'y avait pas que le sauna. Plein de lieux en plein air, où nous nous rendions en vélo (jamais de mob pour moi, mes parents ayant eu l'expérience dissusive de mon frère Pascal...). Et qu'est-ce qu'on afait comme conneries. On s'amusait, et je peux dire que parfois je me demande encore comment on n'a fait pour ne pas se rendre compte que les "adultes" qui étaient présents (disons qu'ils devaient avoir dans les 25/30 ans, contre nos 17/18 ans...) ne nous aient jamais rien fait que nous ne voulions. Un exemple tout simple, nous refusions la sodomie que nous avons découvert ça ensemble, pour mes 18 ans, et jusqu'à il y a très peu de temps, je n'avais jamais été pris par quelqu'un d'autre que Julien... Et quand nous étions actifs, tous les deux, c'étaient avec des capotes.

Insoucience, mais pas complètement, donc.

Je ne sais pas si je dois me réjouir ou non d'avoir vieilli. Bien sûr, le plus gros regret est d'avoir perdu Julien. Et puis, ces images qui me reviennent s'étalent en réalité sur plusieurs années, de 90 à 94 grosso modo, parce qu'après on est parti pour Paris. Non, je pense que je suis pasé comme beaucoup de gens par des phases d'apprentissage à la fois du plaisir et des dangers. De la même manière que j'ai eu des expériences formidables ou malheureuses avec l'alcool, j'en ai eues avec le sexe ; je sais très bien que c'est bizarre pour la plupart des gens qui lisent ce que j'écrivent, aussi, quand j'explique nos quelques sorties à Julien et à moi pour aller baiser... mais pas ensemble.

Enfin, j'arrête là, parce que certaines images qui reviennent ne me plaisent pas du tout.

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